Vous souvenez-vous qu’en octobre 2022 la revue eLife annonçait qu’à partir du 1er janvier 2023, elle proposerait un nouveau modèle de publication dans lequel tous les préprints peer-reviewés seraient publiés sur leur site, accompagnés de leurs évaluations ? (on vous expliquait le processus ici)
Aujourd’hui, eLife publie une analyse de ce fonctionnement après une année de pratique. Les principaux enseignements de cette étude sont les suivants :
Entre février 2023 et janvier 2024, la revue eLife a reçu plus de 6200 soumissions de préprints et 27,7 % de ces soumissions ont été envoyées pour peer-reviewing (à comparer aux 31,4 % dans l’ancien modèle). Plus de 1300 préprints révisés (Reviewed Preprints) accompagnés de leurs évaluations ont ainsi été publiés.
Les préprints sont révisés environ 2,5 fois plus vite qu’avec leur ancien modèle, le délai médian entre la soumission et la publication du Reviewed Preprint étant de 91 jours.
Les auteurs qui publient dans eLife sont très satisfaits de la qualité des évaluations publiques (note moyenne de 4,4/5 lors d’une enquête de satisfaction). Cette enquête (325 réponses) a permis de connaître les raisons pour lesquelles les auteurs ont choisi de soumettre leur article à eLife. La première raison est la qualité de la revue eLife, la seconde, l’opportunité de faire l’expérience d’un nouveau modèle de publication, et la troisième, la force du comité éditorial et du processus d’évaluation consultatif d’eLife.
Cette étude s’est également intéressée aux améliorations apportées aux préprints suite au peer-reviewing. eLife a pour cela comparé les évaluations des reviewers et éditeurs concernant deux facteurs : l’importance des résultats (Significance) et la solidité des preuves présentées dans le préprint (Strength of Evidence). eLife a constaté des améliorations dans les articles révisés concernant la solidité des preuves :
- les articles initialement décrits comme « incomplets » se sont améliorés dans 77,5 % des cas, après révision (62/80),
- les articles initialement décrits comme « inadéquats » se sont améliorés dans 80 % des cas (12/15).
eLife conclut que cette première année d’expérience confirme qu’il est possible de proposer d’autres modèles de publication encourageant l’ouverture et le dialogue autour des résultats de recherche.
Vous trouverez tous les résultats et données ici : Inside eLife


