Open Science Framework (OSF) est une plateforme en ligne gratuite et open source développée par le Center for Open Science (COS). Elle est conçue pour aider les chercheurs à partager ouvertement et de manière transparente leurs travaux, à tous les stades de la recherche.
La plateforme dispose de trois fonctionnalités principales :
– OSF Registries : un outil pour créer et publier une Registration, c’est-à-dire une version horodatée et figée d’un plan de recherche. Si le plan est créé et soumis à OSF avant la réalisation de l’étude, on parle alors de Preregistration.
Une Registration peut être créée selon différents templates et comprend différentes sections : titre de l’étude, question de recherche, hypothèses, protocole, plan de collecte des données, méthode d’analyse… Une fois finalisé, le plan est horodaté et un DOI lui est attribué. Il peut être rendu public immédiatement ou être gardé privé pendant une période de 4 ans maximum, afin d’éviter d’être « scoopé ». Pendant cette période, il est toutefois possible de partager le plan de façon privée, avec des reviewers ou financeurs par exemple.
Le plan peut être modifié tout au long de l’étude. Chaque changement est enregistré, avec une description des modifications effectuées, afin de garder un historique des différentes versions. La Registration permet donc de retracer de façon transparente tout l’histoire de votre étude : ce qui était prévu, les adaptations qui ont dû être faites et les résultats.
Retrouvez ici des exemples de Registrations publiques en sciences de la vie. A noter que créer cette Registration est la première étape pour pouvoir publier un Registered Report (on vous explique ce que c’est ici).
– OSF Projects : un outil de collaboration qui permet aux partenaires d’un même projet de centraliser leurs données et documents, d’échanger des informations… Un projet peut rester privé ou être rendu public et se voir attribuer un DOI.
A bien noter concernant le stockage des données :
- Plusieurs lieux de stockage des données sont proposés lors de la création d’un projet (États-Unis, Canada, Allemagne, Australie). Même s’il est possible de choisir un stockage en Europe, nous déconseillons fortement l’utilisation de cet outil pour stocker des données sensibles, en particulier des données à caractère personnel.
- La limite de stockage pour les projets privés est de 5 GB, cette limite passe à 50 GB pour les projets publics. OSF encourage les utilisateurs à utiliser des solutions de stockage tierces (Amazon, DropBox, GitHub, FigShare, Google Drive…) et à les connecter avec OSF.
Cet outil propose également un wiki pouvant être édité de façon collaborative. Il est également possible de lier son projet avec des outils externes, comme par exemple des logiciels bibliographiques. Chaque action effectuée dans un projet est enregistrée et horodatée.
– OSF Preprints : un outil pour mettre son préprint à disposition de la communauté scientifique.
OSF Preprints est un serveur de préprint comme arXiv ou bioRxiv mais multidisciplinaire, contrairement à ces derniers. Une fois soumis, le préprint doit passer une étape de « pré-modération » (pendant laquelle l’adéquation du préprint avec la politique OSF est vérifiée) avant de se voir attribuer un DOI. Il pourra ensuite être mis à jour, toutes les versions restant disponibles pour les lecteurs.
L’outil permet de lier un préprint avec d’autres ressources : un projet OSF, une Registration OSF, des données, des codes… Il est également possible d’ajouter un lien vers le DOI de l’article après sa publication.
Pour aller plus loin : OSF Support
NB : Le Center for Open Science qui développe OSF est localisé aux Etats-Unis. Les informations personnelles que vous fournissez lors de la création d’un compte sont transférées aux Etats-Unis (Privacy Policy).


