[Mise à jour d’un article initialement publié en décembre 2020]
Certaines revues adoptent un comportement “prédateur” dans le but de privilégier l’intérêt personnel au détriment de la recherche. Ces comportements sont très divers et dynamiques : pratiques véritablement frauduleuses et trompeuses, pratiques douteuses et contraires à l’éthique, services de piètre qualité…
Les pratiques prédatrices se diversifiant et devenant de plus en plus sophistiquées, il est de plus en plus difficile d’identifier les revues prédatrices (dont on vous parle également ici). Nous vous conseillons plusieurs approches pour les identifier :
Compass to publish
Cet outil de la bibliothèque de l’Université de Liège vous aide à évaluer le degré d’authenticité de revues en Open Access exigeant des frais de publication. Vous enquêtez vous-même sur la revue de votre choix en répondant à une série de questions. L’outil attribue ensuite un score qui permet de situer la revue sur une grille de 7 couleurs évaluant le degré de risque.
Compass to Publish ne prétend pas proposer une liste exhaustive de critères pour l’identification de revues prédatrices. Son objectif est de vous aider à réfléchir et à vous poser les bonnes questions avant de soumettre votre manuscrit à une revue. L’outil s’appuie sur plusieurs sites comme le DOAJ (Directory of Open Access Journals), OASPA (Open Access Scholarly Publishing Association), ISSN, etc…
L’approche du spectre
Une approche proposée par l’InterAcademy Partnership (IAP) dans un rapport publié en mars 2022 qui permet de déterminer si une revue ou une conférence a un risque élevé ou faible d’être prédatrice, en se basant sur les spectres de comportements prédateurs des revues et conférences proposés :
- Spectre de comportements prédateurs pour les revues
- Spectre de comportements prédateurs pour les conférences
Retrouvez ici notre article détaillé sur cette approche.
Le site Predatory Journals
Si vous avez besoin de recommandations au sujet d’un éditeur ou d’une revue en particulier, ou que vous recherchez des listes de revues à proscrire, n’hésitez pas à consulter le site Predatory journals. Il est maintenu par des chercheurs eux-mêmes victimes de ces éditeurs peu scrupuleux. Outre la publication d’articles sur leur blog, ils tiennent à jour une liste de revues et une liste d’éditeurs prédateurs.


