Édition scientifique à l'ère de l'Open Access

Face à la crise du COVID-19, les éditeurs scientifiques bouleversent leur fonctionnement : vers davantage d’ouverture, de rapidité et de transparence

Les appels à ouvrir les publications et partager les données sur le coronavirus se multiplient. A l’heure où plus de 3 milliards de personnes sont soumises à des mesures de confinement, la science est sommée d’aller vite, très vite. Et en la matière, le fonctionnement ordinaire de la recherche apparait tout à coup un peu trop cloisonné. Des barrières autour d’une crise de santé publique ? Le pari est risqué et beaucoup d’acteurs appellent à changer le jeu. Aujourd’hui et peut-être demain ?

  • Dès le 31 janvier dernier, le Wellcome Trust a appelé « les chercheurs, les revues et les bailleurs de fonds à veiller à ce que les résultats et données de recherche concernant cette épidémie soient partagés rapidement et ouvertement ».
  • Début mars, Nature a lancé une plateforme d’open peer-review pour rendre plus rapide et plus transparent le processus de peer-review des prépublications relatives aux épidémies émergentes.
  • En France, Couperin.org, ADBU et Eprist lancent un appel aux éditeurs académiques pour ouvrir l’accès aux publications scientifiques.

Les initiatives des différents éditeurs sont depuis recensées par Couperin dans une liste régulièrement mise à jour. Un moyen d’y voir enfin clair dans la nébuleuse des ouvertures et des changements de fonctionnement liés à la pandémie et une dose d’espoir vers une recherche un jour enfin ouverte.