Édition scientifique à l'ère de l'Open Access

Publier en Open Access coûte de plus en plus cher aux chercheurs et à leur institution

Le consortium Couperin a publié en janvier 2020 une analyse des dépenses de publication en accès ouvert (APC ou Article Processing Charges) des établissements universitaires et de recherche français. Cette analyse est le résultat d’une enquête nationale menée entre 2016 et 2019, dont les résultats ont permis d’alimenter le site OpenAPC.

L’analyse montre que, pour un périmètre de 28 établissements français, la dépense en APC a augmenté de 47% en 2 ans (2015-2017) pour s’établir à 4,6 millions d’euros en 2017. Le nombre d’articles publiés avec APC a augmenté de 31% et les APC moyens ont augmenté de 12% (1754 euros en moyenne pour un article Open Access en 2017 contre 1564 euros en moyenne en 2015).

Entre 2015 et 2017, le nombre d’articles publiés chez des éditeurs full Open Access n’a pas augmenté, alors que le nombre d’articles publiés chez des éditeurs traditionnels a presque doublé. Ceci semble étonnant, étant donné que les financeurs et les organismes de recherche déconseillent de publier en Open Access dans des revues accessibles sur abonnement (modèle hybride) à cause du double paiement : abonnement à la revue et paiement pour publier en Open Access.

Les résultats publiés sur OpenAPC pour l’année 2017 montrent que l’Institut Pasteur se place en 4ème position pour les dépenses en APC derrière le CNRS, l’INSERM et l’INRA, avec 244 000 euros de dépense pour 123 articles.

On peut aussi constater que les 3 journaux publiant le plus d’articles en Open Access (et pour lesquels la somme totale des APC est la plus importante) sont : PLoS One, Nature Communications et Scientific Report.