L’éditeur PLOS a annoncé récemment le lancement d’un nouveau projet ambitieux visant à explorer de nouvelles solutions pour sortir d’un système basé essentiellement sur les articles et sur les APC (Article Processing Charges). D’une durée de 18 mois, le projet est financé par la Gordon and Betty Moore Foundation et la Robert Wood Johnson Foundation.
Ce projet s’articule autour de 3 axes menés en parallèle :
- Développer une nouvelle solution afin de faciliter la valorisation et la découverte des résultats de recherche autres que les articles (données, code, méthodes…). Cette solution devra s’intégrer aux infrastructures et aux processus de publication existants. L’objectif est que toutes les contributions soient reconnues au même titre que les articles traditionnels, sans perturber le flux de publication actuel.
- Réaliser une analyse économique complète afin d’étudier l’impact financier que pourrait engendrer la transition vers ce nouveau système intégré. L’objectif est de construire un modèle économique soutenable ne reposant pas sur les APC et d’encourager ainsi une évolution mondiale vers l’abandon des APC.
- Collaborer avec l’ensemble des parties prenantes du système (chercheurs, financeurs, institutions de recherche, bibliothèques…) afin que les solutions élaborées soient inclusives, efficaces et largement adoptées.
Avec ce projet, PLOS cherche à montrer que de nouvelles solutions basées sur les principes de la science ouverte sont réalisables et peuvent apporter des avantages tangibles à l’ensemble de la recherche. PLOS cherche à jouer un rôle de catalyseur dans la transformation des modèles de publication et ainsi favoriser un système plus inclusif, équitable, transparent et collaboratif, respectant les principes fondamentaux de la Science Ouverte.
Dans son article posté sur The Scholarly Kitchen le 8 octobre dernier, Alice Meadows (consultante en communication scientifique) revient sur cette annonce et soulève quelques points d’attention. Elle souligne que la durée du projet, 18 mois seulement, paraît très courte par rapport à la charge de travail qui attend le personnel de PLOS. Mobiliser très rapidement les équipes et particulièrement les nouveaux venus pour ce projet n’est pas une mince affaire, tout comme solliciter la communauté ciblée. Les responsables du projet sont cependant confiants quant aux capacités de mobilisation de leur personnel et ont choisi de se concentrer sur un panel précis mais suffisamment représentatif de la communauté cible.
Rendez-vous dans 18 mois pour voir les résultats de ce projet qui, s’il réussit, pourrait en effet révolutionner l’édition scientifique !


